Friday, April 14, 2017

Québec solidaire et l'école privée.


Le 14 avril 2017.

J'ai eu l'instituteur qui dans les rois de France
N'a vu que des tyrans aux règnes désastreux
Et celui qui faisait du vieil Anatole France
Un suppôt de Satan parce qu'il était sans Dieu
J'ai fait les deux écoles et j'ai tout oublié
- Michel Sardou (Les deux écoles).

If you think education is expensive, try ignorance.
- Derek Bok.

On apprend que Gabriel Nadeau-Dubois, vociférant chantre de la justice sociale, et, à ce titre, rétif en matière d'enseignement privé, a fréquenté dans sa jeunesse le collège Regina Assumpta.

Evidemment, on comprend qu'il a intégré cette institution à l'âge de 12 ans conformément à la décision de ses parents.

Peu importe qu'il refuse aujourd'hui de préciser s'il eût choisi l'école publique, donc un milieu un peu plus prolo, si c'était à refaire. De toute manière, le prétendant à la succession de Françoise David est le digne héritier, mieux, le fils spirituel de celle-ci, vu qu'elle a eu recours, à une certaine époque, aux bons et loyaux services du Collège Mont-Sainte-Anne de Sherbrooke pour son propre fils. (Un exemple qui a peut-être inspiré Marine Le Pen en France, qui a concrétisé l' amour de l'école publique qu'elle professe en envoyant deux de ses enfants dans des lycées catholiques.)

On a aussi le sens des traditions chez les caciques de Québec solidaire. Nul doute que Gabriel Nadeau-Dubois a tout le bagage nécessaire pour reprendre le flambeau de l'aristocratique Françoise David.

LP


Sunday, April 9, 2017

Le sordide complot politico-judiciaire visant François Fillon est confirmé.



Le 9 avril 2017.

Il n'est plus proches parents qu'une bourse pleine et un sac de farine.
- Proverbe roumain.

Il y a quelques jours à peine, le lundi 3 avril, le très catho François Fillon déclarait en entrevue radiophonique à une France pleine de compassion qu'il n'arrivait pas "à mettre de l'argent de côté".

Les temps sont difficiles pour le candidat de l'austérité, promoteur du dur labeur des citoyens et chantre de la transparence.

Et, comme par hasard, 3 jours plus tard, voilà qu'un chenapan a la cruauté de lui lancer un sac de farine lors d'un meeting à Strasbourg. Il faudrait être naïf pour voir une simple coïncidence dans cet acte ignoble.

Passe encore que l'on élève des critiques sur le plan politique, mais en l'occurrence, le traquenard dans lequel est tombé François Fillon a été soigneusement planifié : vu qu'il a été forcé de se départir de ses beaux atours d'Ardys, est maintenant inutilisable un des rares costumes corrects qu'il lui reste dans sa garde-robe bien diminuée. On espère ainsi le rendre imprésentable en public : difficile de disséminer son message d'espoir quand on vit dans une précarité financière telle qu'on est réduit à s'habiller chez Tati, ou même dans les friperies. La ficelle est un peu grosse, mais il serait dangereux de sous-estimer son efficacité. Seules des puissances politiques occultes étaient en mesure de concocter et télécommander cette inqualifiable perfidie, du jamais vu depuis l'assassinat du président Kennedy.

Pire : l'on tremble à l'idée que cet odieux terroriste n'a peut-être même pas eu la décence de se servir de farine française, comme l'espère le hobereau désargenté et injustement malmené de Sablé-sur-Sarthe.

Les païens antipatriotes ne reculent devant nulle bassesse. Mais c'est sans compter sur la vaillance de celui qui se réclame aujourd'hui du Vercingétorix de Gergovie. Pas d'Alésia, évidemment.

LP

Monday, April 3, 2017

Le Québec est le paradis de la très libre entreprise…



Le 3 avril 2017.

Governments never learn. Only people learn.
- Milton Friedman.

… à défaut d'être un paradis fiscal. D'aucuns s'y offusquent de l'augmentation que se sont accordée les hauts dirigeants de Bombardier, ce fleuron québécois de l'aéronautique.
                      
Voilà une indignation on ne peut plus malséante.

Comme l'a expliqué le premier ministre canadien, il faut respecter "le libre-marché et les choix que les compagnies font". Il fallait Justin, le millionnaire de naissance et grand ami de l'Aga Khan et ayant acquis dans sa jeunesse les rudiments de la science économique sur les pentes de ski, pour concrétiser dans l'esprit du public la notion d'économie de marché par une entreprise sauvée de la faillite grâce à l'intervention de l'Etat (pardon, en l'espèce, des Etats : fédéral et provincial). L'ex-professeur d'art dramatique a prouvé que, quand on est pédagogue, c'est pour la vie.

Le premier ministre québécois Philippe Couillard de l'Espinay, est allé dans le même sens : la rémunération des génies à la tête d'une entreprise est "fondamentalement… une question qui regarde l’entreprise et ses actionnaires". Là encore, il fallait, pour tenir un tel discours de simple bon sens, un ex-neurochirurgien jadis payé à prix d'or sur son compte bancaire à Jersey par la monarchie saoudite, dirigeant un gouvernement ayant accordé une juteuse subvention supplémentaire de 1,3 milliard de dollars à Bombardier (qui s'est ajoutée à la précédente enveloppe de 2 milliards accordée par la Caisse de dépôts), selon des modalités socialisant les pertes et privatisant les gains de celle-ci.

Tout est dit.

Que les partis d'opposition à l'assemblée nationale du Québec cessent donc leurs mièvres pleurnicheries et rendent plutôt hommage à "sheikh" Phlippe pour son assainissement des finances publiques, notamment par l'adoption de la Loi visant à permettre une meilleure adéquation entre la formation et l’emploi ainsi qu’à favoriser l’intégration en emploi [sic] le 10 novembre dernier (dont le premier auteur fut Sam Hamad, un temps ministre du travail qui avait été ébloui par la solidarité sociale sur son chemin de Damas…), selon laquelle certains assistés sociaux verront leur chèque réduit de moitié et devront vivre avec 399$ par mois, ce qui se traduira, sans nul doute, par une substantielle économie de 50 millions de dollars.

Depuis les sages discours de feu le président américain Ronald Reagan, il y a plus de 30 ans, dénonçant les "welfare queens" qui vampirisent scandaleusement la cagnotte publique, les électeurs/contribuables savent quelles sont les véritables priorités sociales.

Cela dit, on est consterné de voir les hauts fonctionnaires dirigeant l'entreprise nationalisée qu'est Bombardier capituler face aux pisse-vinaigres démagogiques et reporter à 2020 leur augmentation bien méritée. En guise de consolation pour les victimes de cette jacquerie, l'entreprise, par élégance, devrait quand même leur offrir 50 000 euros en costumes sur mesure chez Ardys, le tailleur parisien qui réunit harmonieusement la droite et la gauche politiques françaises.

LP

PS. On regardera avec… profit cet extrait du film "Le grand pardon", où Roger Hanin incarne un homme d'affaires gérant au mieux ses maigres ressources, mais qui s'"augmente" de manière judicieuse.

https://www.youtube.com/watch?v=tmn3NdLyVso


Monday, March 13, 2017

Les relents de nazisme en Europe.



Le 14 mars 2017.

Never get into a pissing match with a skunk.
- Richard Nixon.

En Allemagne, en Autriche, en Suisse, furent interdits des rassemblements de soutien au référendum du 16 avril en Turquie concernant la révision constitutionnelle destinée à accorder des pouvoirs accrus à la présidence. Au Pays-Bas, on est allé encore plus loin avec le refoulement télévisé de la ministre turque de la Famille hijjabée et le refus d’autoriser une visite du ministre des affaires étrangères, qui devaient s'exprimer devant des électeurs turcs.

Il serait tentant de croire, au premier abord, que le gouvernement néerlandais était animé par la conviction, naïve mais sincère, que l'on promeut la démocratie en refusant la liberté aux ennemis de la liberté. Hélas, le calendrier électoral appelle une conclusion plus sinistre : 2 jours avant les élections législatives, on voulait racoler, selon une méthode sarkozienne bien éprouvée, les électeurs tentés par la propagande xénophobe de Geert Wilders.

(Signalons que, dans le cadre de l'actuelle campagne électorale présidentielle et législative française, les politiciens français, y compris, par exemple, une Marine Le Pen - peu découragée par sa récente tournée au Québec -, demeureront libres de porter leur message aux Français vivant au pays d'Anne Frank; comme par hasard, nulle mesure restrictive ne pointe à l'horizon pour eux. Une consolation pour la liberté de parole et de réunion : les autorités françaises, normalement si pressées de faire taire un Dieudonné, ont, cette fois, respecté la loi et n'ont pas fait obstacle à un meeting similaire qui s'est déroulé sans incident à Metz où le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu a pu qualifier La Haye de "capitale du fascisme" (sic). Ironie : François Fillon, aurait voulu que l'on interdît ce rassemblement, en salle, qui n'a donc causé aucun problème de circulation automobile, mais Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères, a cru bon de rappeler à ce diplômé de droit public, organisateur de la manif' du Trocadéro qui l'a triomphalement libéré de son serment de retrait en cas de mise en examen - vox populi, vox Dei -, que la France était (parfois) "un Etat de droit".)

S'il y a un expert indiscutable en matière de totalitarisme, c'est bien Recep Erdogan. C'est donc à juste titre que le calife turc dénonce le premier ministre néerlandais, Mark Rutte, qui, sans vergogne, a revêtu l'habit totalitaire.

Parlant d'accoutrements, les oripeaux de luxe, d'une valeur approchant les 50 000 Euros, reçus par ledit François Fillon, font l'objet de discussions envenimées en France. Comment lui reprocher d'avoir des amis généreux - et anonymes - qui veillent à l'élégance du candidat à la plus haute magistrature française? Vu qu'il est mariée à une Galloise - moins bien sapée que son chevalier servant toutefois-, il n'est que justice de voir que la France a, avec le châtelain de Sablé-sur-Sarthe, son prince de Galles.

En outre, n'oublions pas que Notre Saint-Père le pape envisage maintenant l'ordination d'hommes mariés afin de pallier le manque de prêtres. FF se fera éventuellement offrir un jour une magnifique soutane.

L'habit fait plus que le moine.

LP

Wednesday, March 8, 2017

Ralliez-vous au panache blanc de François Fillon!



Le 8 mars 2017.

There comes a time in matters like this when you've either got to shit or get off the pot.
- Richard Nixon.

Les accusations portées au cours des décennies, voire des siècles, contre l'intégrité de la justice française n'ont jamais fait très sérieux. Acharnement contre des innocents, instrumentalisation de pouvoir… Et quoi encore?

Mais les choses ont changé avec François Fillon.

En effet, comme le dit le candidat triomphalement désigné par la primaire de la droite et du centre, ses démêlés judiciaires sont une première : comme par hasard, on s'acharne sur le premier candidat catho quasi-intégriste, le sauveur de la France certain de remporter l'élection présidentielle. La France voltairienne ne peut le supporter. Elle est prête à tout pour faire barrage à un mari exemplaire, à nuire une femme docile qui connaît sa place au foyer, critique littéraire rémunérée en proportion de son impressionnante concision, une pénitente d'autant plus admirable qu'elle a abjuré l'église fondée par Henri VIII pour le catholicisme romain, seul détenteur de la vérité.

Face à une odieuse instruction à charge, François Fillon est bien inspiré d'invoquer le seul jugement du suffrage universel, l'onction suprême, comme le fit le président autrichien Kurt Waldheim en 1990, qui brandit ses voix afin de faire taire les pisse-vinaigre qui osèrent invoquer son passé d'officier nazi.

Le plus odieux est que, contrairement à Alfred Dreyfus et à Omar Raddad - pas vraiment connus pour leur pratique catholique assidue - FF, lui, est presque impuissant face à la machine judiciaire kafkaïenne qui, pour une fois (bien mal choisie), a mobilisé ses ressources financières considérables. On suppose qu'il a dû hypothéquer son humble masure de Sablé-sur-Sarthe pour lever les fonds destinés à assurer sa défense (heureusement que la chapelle lui donne une valeur marchande supérieure).

On aura remarqué ces derniers temps le faciès fatigué de 2F, séquelle des mauvais traitements infligés par les enquêteurs. Même si cette innocente victime de brutalités policières ne peut rien dire par fierté, il tombe sous le sens que ses déclarations publiques, apparemment incriminantes, sont en fait le produit de coups de matraque bien appliqués, ou plutôt, d'introduction de matraque, délibérée cette fois-ci (contrairement au dérapage bien involontaire qu'a subi Théo); une technique qui ne laisse évidemment pas d'ecchymoses sur le visage.

Les 200 000 patriotes (en comptant les anges) qui ont défié la pluie battante dimanche pour se rassembler au pied du Trocadéro ont porté un message clair aux magistrats et aux politiques suppôts du paganisme : les électeurs catholiques de France et de Navarre résisteront!

LP

Thursday, February 23, 2017

Le port des signes religieux au Québec : la commission Bouchard sans Taylor.

Le 23 février 2017.


Philosophia theologiae ancillans
( La philosophie est la servante de la théologie)
- Roger Bacon.

Le très chrétien philosophe Charles Taylor, aujourd'hui éminence grisâtre du premier ministre québécois, "sheikh" Philippe, prônait, en 2008, en compagnie de Gérard Bouchard, une interdiction du port de signes religieux limitée aux seuls fonctionnaires "en position d'autorité", disposant d'un "pouvoir de coercition", à savoir les juges, les procureurs de la Couronne, les policiers et les gardiens de prison. Il y renonce aujourd'hui. Quelle est la portée réelle de cette nouvelle profession de foi?.
                        
Ces expressions sont malheureuses car c'est ignorer que tout fonctionnaire, au service de l'Etat, dispose, par définition, d'un pouvoir de coercition sur tous les administrés, dont l'intensité varie simplement selon son champ de compétence.

En fait, les commissaires s'en tenaient aux seuls dépositaires de l'autorité publique habilités à faire usage de la violence physique, ce qui n'allait pas loin. Et là encore, va pour les policiers et les gardiens de prison. Mais quid du procureur et du juge?

Contrairement aux policiers, ils ne sont pas sur le terrain. Ils ne manient ni matraque, ni grenade lacrymogène, ni arme à feu, mais une simple plume. Le rôle du procureur consiste à décider d'engager, ou non, des poursuites et à défendre ses thèses devant le juge; la mission de celui-ci est de dire le droit à l'occasion des affaires qui lui sont déférées, et ses jugements ne sont que vœux pieux en cas d'inaction de la part de la force publique.

(On ne saurait mettre en cause l'immense érudition des deux commissaires canadiens au seul motif qu'ils ne connaissaient probablement pas le drame des propriétaires de logements en région parisienne incapables d'expulser leurs locataires indélicats après jugement définitif; par contre, est plus troublante leur ignorance manifeste des deux jugements, rendus en 1892 et en 1909 déclarant anticonstitutionnel l'unilinguisme anglais au Manitoba et qui, jusqu'en 1985, demeurèrent lettre morte face au refus déclaré de l'exécutif d'obtempérer.)

Par contraste, si l'on se place sur le seul plan de la coercition directe, même sans "violence", il y a, par exemple, le contrôleur fiscal, ou le fonctionnaire d'assurance-emploi auquel sa hiérarchie impose des quotas de rejet, qui sont en mesure de prendre des mesures drastiques avec effet immédiat, que l'intéressé aux faibles ressources financières n'est pas toujours en mesure de contester devant le juge. (Tel n'est pas le cas du titulaire d'un compte bancaire à Jersey…). Leur plume est un ustensile plus rapide que celle du procureur et du juge.

La "solution" retenue en 2008 par la commission Bouchard-Taylor n'était donc, au final, ou plutôt au départ, qu'une coquille symbolique presque vide. La marche arrière de Charles Taylor, spectaculaire pour le vulgaire, relève plutôt de l'enculage de mouches, très prisé des théologiens médiévaux, comme Saint-Thomas d'Aquin (s'il n'y avait eu que les mouches…); cela dit, le ponte Taylor a fait cadeau d'un magnifique sophisme à l'ex-laquais du pouvoir wahhabite, "sheikh" Philippe, qui feint de croire que le juge obligé de revêtir la toge, mais… interdit de voile, de kippa, de turban, ou de signes d'appartenance politique est victime de discrimination "vestimentaire".

Le très catholique Charles Taylor, bien introduit, non seulement dans les mouches, mais aussi dans les cercles feutrés vaticanesques, qui, manifestement, n'a toujours pas digéré le rejet des tribunaux religieux en Ontario, fait maintenant mention d'"événements" de stigmatisation des Musulmans qu'il attribue notamment à la proposition de charte des valeurs du PQ de 2014. (Deux semaines après la tragédie de Québec, on ne saurait évidemment imaginer de sa part et de "sheikh" Philippe une insidieuse tentative de récupération politique des morts).
                          
On notera au passage qu'il susurre sur les ondes de RDI, avec une onctuosité chanoinesque, en 2017, son respect du nationalisme modéré de René Lévesque et du poète Gérald Godin.

Pourtant, la propagande de nazisme était monnaie courante dans certains milieux fédéralistes dans les années 1970 et l'hystérie atteignit un sommet en 1976 lorsqu'il fut affirmé que "Demain nous appartient", composée par Stéphane Venne, entendue au centre Paul-Sauvé le 15 novembre était la reprise d'une chanson nazie (fictive d'ailleurs); ce canard fut véhiculé notamment par d'éminents collègues de Charles Taylor de l'université McGill, puis par le romancier de talent, polémiste confirmé, et mercenaire journalistique, à la fois contempteur du Québec et antisémite (pas de jaloux!), le très goebbelsien Mordecai Richler. Pierre Elliott Trudeau, lui, qualifiait le projet de souveraineté du Québec de "crime against the history of mankind" (avec quelle horreur le grand ami de Castro a dû vivre par la suite l'effondrement du multinational empire soviétique…). En désespoir de cause, d'aucuns extirpaient parfois des oubliettes Adrien Arcand, nazi confirmé et… anglophile, admirateur inconditionnel de l'empire britannique, soutenu au Québec par trois pelés et un tondu; ses torchons, notamment Le Goglu, ne survécurent qu'un temps que grâce aux généreuses subventions en provenance de cercles conservateurs de Toronto et de Londres.

Mais Dieu nous garde de reprocher à l'universitaire Charles Taylor un révisionnisme historique. Sa défaillance de mémoire appelle la compassion : à l'âge de 85 ans, après des décennies de spéculations doctrinales effrénées, on n'échappe pas toujours à l'érosion de son capital de neurones.

Au jour d'aujourd'hui, les actualités lui apportent quelques éléments de réconfort.

Le Congrès du comité national des jeunes du Parti québécois a rejeté, le 19 février, l'idée d'interdire le port des signes religieux dans l'ensemble de la fonction publique. Vu les lacunes en matière d'histoire, même canadienne, des jeunes Québécois, victimes d'un enseignement médiocre, il ne pouvait venir à la plupart des participants l'idée de suivre l'exemple de Kemal Atatürk, émancipateur de ses compatriotes féminines, mais dont l'héritage est en péril; en Turquie, le dernier bastion de la laïcité, l'armée, vient de… capituler : elle accepte désormais le port du voile islamique. Le vrai calife, Recep Tayyip Erdogan, a définitivement opté pour le modèle canadien, alors que les femmes des régions qui ne sont plus occupées par Daech, désormais libres de leur choix, brûlent leur obscurantiste niqab.

It's morning again in the Ottoman empire… Nous sommes revenus au 31 octobre 1922.

Peut-être, à ce stade tardif de son passage sur notre planète, le grand sage Taylor se sent-il tenu de s'aplatir, une fois de plus, très œcuméniquement, devant les institutions religieuses pour gagner son ciel? Et/ou éventuellement ses 72 vierges?

Les voies du Seigneur, elles, sont trop souvent impénétrables.

LP

Friday, February 17, 2017

François Fillon déclare une guerre impitoyable aux jeunes délinquants.

Le 17 février 2017.


Il lui faudrait une bonne guerre!
- Cabu (Le grand Duduche).

En France, M. Propre prône maintenant l'abaissement de la majorité pénale à l'âge de 16 ans, une mesure reprise d'un illustre mis en examen par la justice, Nicolas Sarkozy, qu'il rejetait il y a environ un mois encore.

On ne peut que saluer cette proposition de bon sens. 

Ce n'est parce que l'on est un jeune banlieusard de moins de 18 ans, plus ou moins basané, en situation d'échec scolaire, que l'on a le droit de tremper impunément, par exemple, dans de sordides affaires d'emploi fictifs, de détournement de fonds publics, et de fraude fiscale au moyen de comptes bancaires dans les îles Anglo-Normandes. Que ces jeunes pourris-gâtés cessent de pleurnicher sur leur sort et qu'ils se prennent en main : en France, on gagne sa croûte dans les règles.

Par exemple, en prononçant des conférences.

Il fallait un catho strict comme 2F pour défendre l'usage implacable du glaive étatique. Nul doute que c'est en priant dans la chapelle de son modeste petit pied-à-terre rural sarthois que le maître de céans a trouvé l'inspiration.

Foin du laxisme angéliste.

LP

PS. Selon certaines rumeurs, Emmanuel Macron serait gay et manipulé par un lobby gay. Les auteurs de cet odieux mensonge sont d'une pitoyable bêtise : il y a confusion de l'allure d'un gigolo et l'état d'homo.