Sunday, May 27, 2018

Irlande : dur revers pour la dictature catholique.



Le 27 mai 2018.
                          
Don't worry, be happy.
- Meher Baba.

Rejetant 20 siècles d'obscurantisme et de superstition, la république d'Irlande rejoint -tardivement - le monde civilisé.

Par un référendum constitutionnel, l'électorat vient, à la majorité des 2/3, d'accorder aux femmes leur libération : elles auront désormais accès à l'avortement. Manifestement, les menaces d'enfer éternel pérorées par les ministres du culte du haut de leur chaire n'ont pas eu l'effet escompté (sauf sur le tiers de batraciens de bénitier à la cervelle de crustacé moyennement développée). 
              
Il faut se réjouir de cet heureux, et un peu inattendu, dénouement d'une campagne enflammée. Sur le plan terminologique, il faut rappeler qu'il est quelque peu inconscient de la part de tout catho de revendiquer l'étiquette "pro-vie" pour s'opposer à l'avortement, alors qu'il appartient à une organisation mortifère, où l'on a pratiqué joyeusement, et trop souvent impunément, les perversités sexuelles et où la torture psychologique (et physique là où elle contrôle encore le pouvoir séculier) est considérée comme un des beaux-arts.

Dans le contexte plus spécifiquement irlandais, cette étiquette est encore plus obscène quand on se souvient que le référendum du 25 mai fut précisément le résultat de l'indignation causée par le décès en couche, en 2012, de Savita Halappanavar, d’une septicémie fulgurante, lâchement assassinée par l’hôpital de Galway par son refus de lui administrer un avortement.

Cependant, on comprend la frustration du clergé irlandais : le droit à l'avortement se traduira par une pénurie de chair fraîche (et délicieusement élastique) et d'orphelin(e)s esclaves, consommables et corvéables à merci. En Europe, ses membres concupiscents peuvent donc éventuellement reluquer ces terres promises que sont Chypre et Malte où ses idéaux sont toujours en vigueur. Et il y a de juteuses places à prendre en Amérique latine et en Afrique sub-saharienne, où les congrégations sont en position d'assurer l'approvisionnement des missionnaires en manque.

Cela dit, les victoires de la civilisation sont toujours fragiles. Le bacille de la peste totalitaire, pas seulement religieuse, et pas seulement chrétienne, même après une défaite, ronge son frein et attend son heure pour frapper, si besoin est, après une mutation. Pour remercier Jean-Paul II de sa contribution à la chute du communisme, la Pologne s'est cru tenue de sacrifier sur l'autel de la reproduction ses femmes en adoptant au début des années 1990 une loi restreignant sévèrement l'accès à l'avortement que l'actuel gouvernement (la vitrine politique de l'épiscopat et, comme par hasard, antisémite et négationniste) menace de durcir.

Le spectre du Caligula roumain, Nicolas Ceausescu, fondateur de la police gynécologique de son pays pendant les jours heureux, appréciera sa consécration posthume.

LP



Friday, May 4, 2018

Mahmoud Abbas, catholique honoris causa, ou le triomphe de l'oecuménisme.

Le 4 mai 2018.

Que Son sang retombe sur nous et sur nos enfants!
- Mt 27,25.

Il faut rendre un sincère hommage au président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, auguste lauréat de l'institut d'Etudes orientales de Moscou, qui lui a décerné le doctorat en histoire pour sa thèse consacrée à « la relation secrète entre les nazis allemands et les sionistes », (le seul titre est déjà le garant de la rigueur scientifique de l'auteur), dans laquelle il remettait en question l’ampleur de la Shoah et donc le nombre de victimes juives, en s'appuyant notamment sur des sources aussi fiables que Robert Faurisson. Nul doute que cette contribution lui valut les plus vives félicitations du jury.

Lundi dernier, devant les centaines de délégués du Parlement de l'Organisation de libération de la Palestine, le Dr Abbas a assené quelques vérités historiques supplémentaires et dédouané complètement notre sainte-mère l'Eglise, l'acquittant de tout crime contre les Juifs qui n'ont eu que ce qu'ils méritent au cours des deux derniers millénaires : à la base, l'on doit assumer une malédiction librement consentie, et même réclamée.

"Du XIe siècle jusqu'à l'Holocauste qui s'est produit en Allemagne, les juifs vivant en Europe de l'ouest et de l'est ont été la cible de massacres tous les 10 ou 15 ans. Mais pourquoi est-ce arrivé ? Ils disent : 'Parce que nous sommes juifs' (...) L'hostilité contre les juifs n'est pas due à leur religion, mais plutôt à leur fonction sociale"…  leurs fonctions sociales liées aux banques et aux (prêts avec) intérêts".

En effet, les châtiments subis par les juifs européens n'avaient rien à voir avec l'antisémitisme. Au contraire, c'est à titre de peuple usurier que ces ingrats ont suscité la sainte colère des peuples qui avaient eu eu la bonté de les accueillir fraternellement à bras ouverts. Quand on pense à toutes les possibilités professionnelles qui leur étaient ouvertes dans le temps, notamment en agriculture…

Si la pratique de l'usure est une raison suffisante pour condamner le peuple maudit, on aurait voulu que le Dr Abbas rappelât, pour faire bonne mesure, le déicide, prouvé par l'Evangile, un document plus qu'historique : journalistique, pris sur le vif. (En effet, l'écrivain catholique Daniel-Rops disait à peu près, en ce qui concerne le procès nocturne de Jésus, que l'"on peut y suivre les événements minute par minute". CNN n'a rien inventé!) Mais... en qualité de non-chrétien, on ne pouvait s'attendre à ce que le Dr Abbas allât jusqu'à prendre acte de l'assassinat de Dieu. Il ne faut pas abuser des bonnes volontés.

Pourtant, rien ne l'empêchait de rappeler cette autre vérité scientifiquement historique, qui circule d'ailleurs toujours dans certains pays arabes, à savoir que les juifs avaient pour habitude de tuer des enfants pour Pessach afin de recueillir leur sang, ingrédient indispensable à la préparation de matzos gastronomiques. Mais soyons indulgents, on ne peut penser à tout.

(Incidemment, la réalité du complot dénoncé par le Protocole des sages de Sion, autre étude sociologique objective incontournable dans plusieurs contrées exotiques, vient d'être triomphalement confirmée en mars dernier par un conseiller municipal de Washington, D.C., Trayon White, qui expose courageusement (et lucidement) l'odieux stratagème ourdi par les Rothschild : contrôler le climat afin de créer des catastrophes naturelles. Ces financiers juifs sont vraiment sans pitié et sans scrupules).

Grâce au Dr Abbas, nul doute que les relations oecuméniques entre l'islam et le christianisme sont, et seront on ne peut plus florissantes. Scratch my back, and I'll scratch yours. Sans oublier que, désormais, l'incompatibilité totale de l'antisémitisme et de l'islam n'est plus à démontrer; en fait foi, par exemple, la tolérance exemplaire généreusement accordée par les envahisseurs issus de la péninsule arabique aux communautés judéo-berbères qu'ils trouvèrent dans le Maghreb, lesquelles ont vécu dans une atmosphère de sérénité ininterrompue dans leurs mellahs au cours des derniers 14 siècles.

Aujourd'hui, au XXIème siècle, en 2018, presque 4 siècles après la condamnation de Galilée, presque un demi-siècle après la conquête de la lune... voilà une brillante intervention historico-théologique du président Abbas qui est pain bénit pour le Vatican. On peut cependant nourrir des doutes sur son utilité pour ses administrés. Il n'est pas de prime abord évident que l'approche retenue est de nature à briser la glace en vue de négociations.

LP

Wednesday, April 18, 2018

Les saboteurs imaginaires de Tarnac.



Le 18 avril 2018.



La force publique est en contradiction avec la volonté générale dans deux cas : ou lorsque la loi n'est pas la volonté générale; ou lorsque le magistrat l'emploie pour violer la loi.
- Robespierre.

All's Well That Ends Well.
- Shakespeare.

En France, après avoir subi 10 ans d'acharnement politico-judiciaire, huit militants d’extrême gauche (les principaux étant Yildune Lévy et Julien Coupat), accusés d’avoir saboté une ligne TGV en 2008 à Tarnac (Corrèze), sont relaxés par le tribunal correctionnel de Paris. La grotesque qualification de "terroriste" avait été rejetée, en dépit des manœuvres du ministère public

D'aucuns soulèvent ingénument la question déjà posée après la débâcle d'Outreau : comment de telles dérives sont-elles possibles? La réponse est pourtant simple. Si simple, mais il fallait y penser.

Tant qu'il y aura des policiers obsédés par la culture du chiffre, et donc de leur propre avancement, tant qu'il y aura des magistrats instructeurs et procureurs ripoux, qui instrumentalisent leurs (petites) affaires afin d'assurer leur publicité personnelle destinée à servir leurs ambitions politiques, tant qu'il seront tous assurés de l'impunité totale grâce à l'appui de leurs petits copains hiérarchiques, à charge de revanche, ces dérives seront non seulement possibles, mais inévitables. Et d'ailleurs, quoi de mieux qu'un bon petit dossier de terrorisme, mitonné avec amour, pour se donner une visibilité et se présenter aux (futurs) électeurs comme le nouveau chevalier Bayard? Des vrais terroristes, ça se trouve pas sous le pas d'un cheval! Les groupes libertaires ou les marginaux bien ciblés sont alors pain bénit pour les croisés antiterroristes oisifs.

D'aucuns voient dans ce jugement de relaxe la preuve de l'indépendance de la justice française. Après une décennie de falsifications et de parjures judiciaires, on doit sans aucun doute rendre hommage aux juges du siège qui, au final, au terme d'un long processus kafkaien, après avoir soigneusement pesé et soupesé les éléments de preuve, concluent que les accusés n'ont peut-être pas assassiné le président Kennedy. Ou qui constatent magnanimement que la terre n'est pas plate.

Mais voyons le bon côté des choses. Si l'affaire Outreau s'est notamment soldée par la mort dans un dongeon d'un pédophile imaginaire, en l'espèce, nul pseudo-terroriste n'a rendu l'âme au cours des procédures. Au pays des Fabrice Burgaud et autres Jean-Pierre Munier - qui poursuivent sereinement leur très belle carrière - c'est déjà ça de pris.

La magistrature française a toujours compté dans ses rangs de dévouées armées de Fouquier-Tinville, d'autant plus que, aujourd'hui, ils n'ont plus à craindre le rasoir national. Au contraire.

Rendez-vous au prochain Outreau, ou Tarnac? Avant 10 ans?

LP

Saturday, April 14, 2018

Le hijjab devient un enjeu électoral au Québec.


Le 14 avril 2018. 

I have a dream today.
- Martin Luther King.

Laissez passer les rêves.
- Michel Berger et France Gall.

C'est avec fracas qu'une apprentie-policière, Sondos Lamhari, annonce aux médias qu'elle veut exercer son métier affublée de son hijjab, qu'elle porte de son plein gré depuis l'âge de 14 ans, comme certaines écolières encore au cours primaire. Les journalistes et commentateurs qui esquivaient la question sous le fallacieux prétexte qu'il s'agissait d'une solution à la recherche d'un problème, alors qu'elle était vouée à se concrétiser tôt ou tard au Québec, en prennent pour leur grade.

La future agente affirme avec aplomb : "il n'y aura pas de différences dans mes interventions". Le public peut la croire sur parole, sauf peut-être en ce qui concerne les cas de figure suivants, lesquels sont, heureusement, de pures hypothèses d'école, conçues par des juristes totalement déconnectés des réalités du terrain :

- une femme appelle le 911 lorsqu'elle est tabassée par son mari et/ou son père et/ou son frère parce qu'elle refuse de porter ses oripeaux islamiques;
- un beau-père musulman sodomise régulièrement une fillette de 9 ans depuis plus de deux ans (mais toujours vierge selon la charia, ouf…);
- 3 filles de souche afghane voulant vivre leur vie… précisément de manière moderne, à la québécoise, sont assassinées par leurs parents et leur frère, qui tentent de maquiller leur crime en accident de voiture tombée dans une écluse de canal…

(A titre comparatif - soyons œcuméniques - l'on peut s'interroger sur une hypothèse tout aussi farfelue : un enfant de cœur ayant subi pendant plusieurs années,chaque dimanche, dans la sacristie, entre deux messes, les sévices sexuels de prêtres, se sentirait-il à l'aise pour se confier à un agent arborant un ostentatoire cucifix?).

A-t-on affaire à une ado qui fait sa crise de croissance, ou… au contraire, à une habile jeune femme sur le point d'avoir le droit de vote, nourrissant des ambitions politiques, et qui a trouvé la stratégie pour s'assurer une… visibilité accrue? C'est réussi. Et après tout, pourquoi pas? C'est de bonne (et sainte) guerre. Si tel est le cas, elle aura le choix entre le parti libéral du Québec, ou Québec solidaire, où elle pourra éventuellement rejoindre Vincent Marissal (qui lui conseillera peut-être, quand même, de tenter d'abord sa chance avec le parti libéral du Canada). Il y a toujours eu des vases communicants entre la politique et la religion, et inversement.

(On se souviendra de l'ex-président argentin, Carlos Menem, fils d'immigrés syriens musulmans, qui, lui, se convertit à la religion catholique à l'âge de 18 ans. Une démarche spirituelle, voire mystique, qui n'avait rien à voir avec la disposition de la constitution argentine qui réserve la présidence aux seuls catholiques romains. Les voies du Seigneur sont impénétrables, contrairement à celles des fidèles (deux, ou trois, selon le cas)).

Il reste 2 ans à l'étudiante Lamhari pour compléter son diplôme et, à 6 mois des prochaines élections provinciales, le Québec est déjà de facto en campagne électorale. Evidemment, l'on ne saurait imaginer une seule seconde que sa spectaculaire irruption sur la scène médiatique fait d'elle un missile téléguidé. Honi soit qui mal y pense. Mais quelle surprise d'entendre les retentissantes et imprévisibles tartuferies du gouvernement Couillard.

Outre "sheikh" Philippe Ibn-Couillard, grand vizir de la province, qui a toujours ses entrées au palais royal à Riyadh, la ministre de la justice Stéphanie Vallée a ainsi adjuré la population, avec de déchirants trémolots dans la voix  : "C'est triste de dire à une jeune fille : "Non, sais-tu, tes rêves, tu ne peux pas les poursuivre au Québec parce que ta foi me dérange"".  En toute logique, un agent de l'UPAC peut donc porter un signe "identitaire" du PQ sans être pénalisé par sa foi politique : nul justiciable n'oserait mettre en doute son impartialité, à moins d'être paranoïaque ou... de mauvaise foi.

Parlant de rêve(s), pensons un moment aux Iraniennes qui rêvent de se débarrasser de leur geôle de tissu et qui défient depuis quelque temps les autorités en la retirant en public, s'exposant ainsi à la prison et même à la torture.

Et surtout aux Algériennes qui, pendant les années 1990, refusaient ce symbole (pré-islamique, en fait) de soumission qui les désignaient comme simples pouliches servant à la reproduction (le digne pendant de l'étoile jaune de 1940), et qui furent égorgées… comme des porcs par les sbires du GIA et de l'AIS.

Les ancêtres se souviendront du slogan "nous sommes tous des juifs allemands" de mai 1968 exprimant la solidarité avec Daniel Cohn-Bendit. Selon l'intéressé : "C'est un slogan qui a eu une vie autonome. Il a survécu comme symbole de solidarité. C'est un bon slogan. Il a une puissance émotive très explicite. Il supporte sa propre métamorphose. Je lui souhaite longue vie." Les femmes qui portent le hijjab, ou pire (volontairement…), et ayant la chance de vivre en occident ont le devoir de le transposer et de (tout aussi) volontairement marcher… tête nue tant et aussi longtemps que leurs sœurs n'auront pas le droit absolu de le retirer partout dans le monde.

"Nous sommes tou(te)s des femmes (dé)voilées". Il n'est pas interdit de rêver?

LP

Saturday, March 31, 2018

Pas d'excuses papales aux Autochtones canadiens martyrisés par l'Eglise.



Le 31 mars 2018.

Et Jésus dit : Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent.
- Matthieu 19:14.

L'enfer, c'est les autres.
- Jean-Paul Sartre.

Même la sommité ès marketing qu'est notre Saint-Père le pape a ses limites : il ne daignera pas s'adresser aux victimes de notre Sainte Mère l'Eglise, sous le fallacieux prétexte qu'il n'est pas en mesure de présenter des excuses "personnelles", ce que personne ne lui avait demandé. Bien au contraire, on avait espéré une contrition institutionnelle, comparable à celle du chancelier allemand Willy Brandt, un antinazi de toujours, qui en 1970, a demandé pardon à genoux devant le mémorial des morts du ghetto de Varsovie au nom de son pays.

De toute manière, cette (non-)réaction était prévisible, vu, par exemple, le silence méprisant de feu Mgr. Turcotte, archevêque de Montréal, à l'égard des orphelins de Duplessis, et, très récemment, le soutien colérique de François au père chilien Fernando Karadima. Il n'y a que les ingénus, vrais et faux, pour se déclarer déçus, notamment, le chef boy-scout canadien Justin Trudeau. C'était faire abstraction des conséquences juridiques (et notamment financières…) auxquelles peut donner lieu, devant la justice séculière, tout aveu de culpabilité. Déclarer sa tristesse, promouvoir des soins psychologiques, recevoir même au Vatican quelques victimes bien sélectionnées pour d'émouvantes séances de prière (soigneusement orchestrées… benoîtement par Herr Ratzinger), tout cela est sans danger sur le plan judiciaire et permet au Saint-Siège, d'assurer… ses (propres) arrières.

Finalement, la (re)culade du pape est sans doute préférable. Qu'auraient valu les excuses de façade du chef d'un syndicat du crime? Au moins, on a la preuve supplémentaire que la "volonté de changement" proclamée par le pape n'est que poudre aux yeux, qui n'a aveuglé jusqu'à présent que les gogos, notamment les trop nombreux journalistes qui n'ont pas souvent les yeux en face… des trous.

Cinq ans après avoir pris la tête d'une institution dont les prélats ont été libres de déchirer les rectums d'enfants sans défense à travers le monde pendant des siècles, dans des iglous ou sous les cocotiers, et de les forcer à communier sous une troisième espèce giclante et visqueuse ("buvez, car ceci est mon sperme"), le Saint-Père, en présence des caméras de télévision, continuera à donner de baveux bisous aux enfants et parfois en inviter un de temps à autre à faire un petit tour de papemobile sur la place Saint-Pierre.

Concluons sur une note plus consolatrice, voire joyeuse, pour les Autochtones canadiens, surtout ceux qui gardent la foi, et notamment les Inuits de tous les sexes de la Basse-Côte-Nord du Québec qui ont goûté aux sensuelles câlineries du missionnaire belge Alexis Joveneau.

Le journal italien La Repubblica rapportait jeudi des propos de François mettant apparemment en doute la réalité même du châtiment suprême :l'enfer. Ce développement doctrinal audacieux semblait de prime abord plausible, vu le contexte.

(En effet, rappelons que la commission théologique internationale du Vatican a conclu en 2007 qu'il existe "des bases théologiques et liturgiques sérieuses pour espérer que, lorsqu'ils meurent, les bébés non baptisés sont sauvés" et que l'idée des limbes reflète "une vision trop restrictive du salut". Dieu est miséricordieux et "veut que tous les enfants soient sauvés". Evidemment, ces éminents théologiens ont cependant souligné que cet  avis se fonde "sur une pieuse espérance" plus que sur "une certitude avérée". En 1984, le cardinal Joseph Ratzinger, grand inquisiteur, s'était déjà déclaré partisan "à titre personnel" de l'abandon de "l'hypothèse" de l'existence des limbes. Cela dit, cette remise en question, même prudente, de la logique augustinienne avait de quoi troubler plus d'un fidèle par son laxisme.)

Alors, quid de l'enfer?

On respire en apprenant que les paroles du Saint-Père ont été déformées par un journaliste athée, Eugenio Scalfari, qui a utilisé les guillemets de manière trompeuse. Le site du Vatican confirme, en citant directement son catéchisme officiel, cette réalité objective qu'est "l'existence de l'enfer et son éternité"; en outre, (qu'on se le dise!) "les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l'enfer".

Les proies sexuelles de l'Eglise sont donc bien fixées : les marmites de Benoît XVI et de Sa Sainteté François sont déjà prêtes.

Sans oublier évidemment celle du père Joannes Rivoire qui, après avoir aussi dorloté pendant plusieurs années les fillettes inuit (mais pas les garçons selon l'intéressé, ce qui relativise ses peccadilles), fut "exfiltré" vers la France par sa hiérarchie, suivant une vieille tradition catholique (dont bénéficia notamment Adolf Eichmann pour se rendre en Argentine après 1945). Il est toujours visé par un mandat d'arrêt lancé en 1998 par la Gendarmerie Royale du Canada, mais il coule aujourd'hui une paisible et serine retraite chez les Oblats à Strasbourg.

Mgr Turcotte et le père Joveneau les attendent.

Joyeuses Pâques à tous!

LP

Wednesday, March 28, 2018

La liberté d'expression de nouveau piétinée par la Cour de cassation française.



Le 28 mars 2018. 

Hiroshima est un détail de l’histoire aérienne de la guerre.
- Jean-Marie Le Pen.

Et rebelote!

En France, le maître du bon mot à la Sacha Guitry, Jean-Marie Le Pen, qui avait à nouveau qualifié les chambres à gaz nazies de "détail" de l'histoire de la seconde guerre mondiale en avril 2015, est confirmée par la haute juridiction dans un arrêt qui vole très bas.

Il résulte d'une procédure engagée par des magistrats qui ne reculent pas à la dépense (à partir des fonds publics) quand sont en cause des négationnistes, mais qui sont un peu plus timorés quand il s'agit, notamment, de leurs petits copains : on pense, par exemple, aux Fabrice Burgaud. Et même - et surtout - un juge faussaire, comme Jean-Pierre Munier, expert ès pièces antidatées, peut alors voir, à son propre procès pénal, ses collègues procureurs se métamorphoser en… avocats de la défense, rétribués par l'Etat.

Pendant que, aux termes d'une loi scélérate, l'on s'acharne sur un Le Pen, qui ne fait qu'exercer sa liberté de parole, il y a des trafiquants de stupéfiants et des fraudeurs fiscaux, ayant le champ un peu plus libre, qui s'esbaudissent. La multitude de condamnations dont a écopé par le passé le fondateur du Front national démontre que la répression n'a nul effet dissuasif. Au contraire, elle est incitative, car toutes les amendes payées sont passées tout simplement, dans son budget, au poste "frais de publicité électorale", en toute légalité. Avec ce dernier développement, les 30 000 euros dus en vertu de l'arrêt du 27 mars 2018 seront comptés par l'intéressé au titre de la promotion de ses mémoires. Une magnifique contribution à la littérature mémorialiste française, d'esprit saint-simonien.

Evidemment, tout soupçon de collusion entre "le fils de la nation" et la magistrature serait non seulement malséant, mais inimaginable.

Chose certaine, ce dernier acte de censure judiciaire ne passera pas à l'histoire du droit comme un "point de détail" en matière de libertés publiques.

LP

Friday, March 23, 2018

Une enfant de 16 ans est condamnée à 8 mois de prison en Cisjordanie.

Le 23 mars 2018.



Tu suivras ponctuellement la justice afin que tu vives et que tu possèdes le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne..
- Deut. 16:20.

Il est des heures de mensonge où toute condamnation est un honneur.
- Bernard Faÿ.

La condamnation d'Ahed Tamimi résulte d'un plaidoyer de culpabilité (très) librement "négocié" entre la défense et les procureurs militaires israéliens…

Cette menaçante activiste avait eu l'outrecuidance de frapper et de bousculer deux soldats, avec ses petites mains et ses petits pieds. Une scène quotidienne et banale dans les territoires occupés, et qui n'attire en principe pas l'attention des autorités, lesquelles ont en principe d'autres chats à fouetter. Pourtant, ce n'est qu'après que la maman d'Ahed eut largement diffusé son vidéo de cet incident que leur hiérarchie découvrit, avec horreur, plus sinistre que des terroristes : des terreurs. Qui auraient mis en émoi la bande de Ma Barker.

Les procureurs, ardents garants de l'ordre public, décidèrent donc de brandir un impressionnant arsenal de douze charges contre la vilaine gamine.

Comme par hasard.

(La vidéaste fut aussi poursuivie et écope, au final, de la même peine.)

Il va sans dire que la qualité d'icône de la résistance palestinienne de la jeune Ahed n'a eu nulle influence sur l'exercice des poursuites; le ministère public, et les juges militaires, ne voient que la lettre de la loi, qu'ils appliquent équitablement… notamment en matière de détention provisoire, qu'il s'agisse de terroristes en herbe ou de colons à la kippa tricotée tabassant ou abattant à vue des Palestiniens…. (Ironie savoureuse: en l'espèce, le juge avait ordonné le huis clos au motif que… l'accusée est mineure!)

Et dire que des âmes sensibles viennent maintenant pleurnicher sur le triste sort de cette vilaine fifille pour 8 petits mois dans une geôle israélienne! Alors qu'en Syrie elle aurait été gazée au sarin; ou découpée en rondelles à la machette si elle avait vécu en république démocratique du Congo; ou encore violée et/ou abattue (pas forcément dans cet ordre) par des policiers municipaux aux Etats-Unis (enfin… peut-être pas, vu qu'elle est blanche et blonde).

Quelle ingratitude.

Quand on compare, on se console. Obligatoirement. Même et surtout en Cisjordanie occupée.

Voilà deux condamnations qui serviront d'exemple très dissuasif aux yeux de la population palestinienne… Maintenant que ces deux chipies ont eu leur leçon, tout est rentré dans l'ordre. Une brillante réussite sur le plan des relations publiques et de la pédagogie pour Tsahal!

En outre, cette passionnante saga judiciaire est le signe que le terrorisme a pratiquement disparu dans cette région du monde, puisque les autorités militaires israéliennes, oisives, sont prêtes à affecter du temps, de l'énergie et des ressources à la poursuite d'une enfant. (Faut être sec avec les jeunes).

Sans oublier les 350 autres mineurs palestiniens détenus. Parfois plus jeunes que les survivants de la tuerie de Parkland.

LP